Poumon de porc

Boucherie
sans gluten

Le poumon flotte : c'est un abat presque sans densité, qui absorbe la sauce comme une éponge au lieu d'apporter du goût.

Une recette du site utilise de poumon de porc. On en trouve surtout dans la cuisine italienne.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

2 jours

1 jour une fois entamé

Eau

80%

du poids, cru

Empreinte carbone

4,5kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Rendement

85%

trachée et gros vaisseaux retirés avant cuisson.

Calories

85kcal

pour 100 g

Composition
Protéines14,1 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides2,7 gdont 0,9 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste83,2 g
Sel0,2 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité faible

Prix

bon marché

Rôle en cuisine
structurant

Bien le choisir

Il doit être rose clair, spongieux, souple, sans taches sombres ni odeur. On le trouve chez les tripiers et dans les boucheries qui travaillent le cinquième quartier, souvent sur commande, et il coûte presque rien. C'est un abat traditionnel de la charcuterie française et allemande, entrant dans le fricandeau, certaines terrines et le Beuschel autrichien. Sa qualité tient surtout à sa fraîcheur, car il s'altère très vite. Achetez-le le jour où vous le cuisinez, et pas la veille.

  • Rose clair uniforme, spongieux et souple.
  • Aucune tache sombre ni zone durcie.
  • Odeur neutre, jamais aigre.
  • Acheté le jour de la préparation.

Le garder

Le jour même, ou vingt-quatre heures au plus froid du réfrigérateur. Sa structure aérée offre une surface énorme aux bactéries, ce qui en fait l'un des abats les plus périssables. Il se congèle deux mois, blanchi de préférence, ce qui le rend aussi plus facile à trancher une fois raffermi. Cuit dans une préparation, il se garde comme le plat qui le contient, trois jours au frais.

Les gestes qui changent tout

Le blanchir avec un poids dessus

Plongé dans l'eau frémissante, il flotte et gonfle. Posez une assiette et un poids pour le maintenir immergé, sinon la partie émergée reste crue. Vingt minutes suffisent à le raffermir, après quoi il se tranche proprement, ce qui est impossible à cru.

le geste · l'outil · le ratage

Le tailler après refroidissement

Refroidi et pressé quelques heures entre deux planches, il devient dense et se coupe en lanières régulières. À chaud et gonflé, il se déchire sous la lame. Ce pressage est ce qui rend la préparation présentable.

le geste · l'outil

Compenser sa fadeur

Il n'apporte presque aucun goût propre et absorbe tout ce qui l'entoure. Une sauce très marquée, acidulée au vinaigre et relevée aux câpres, à la moutarde ou au paprika, est ce qui le rend intéressant : le poumon est un support de texture, pas une source de saveur.

le geste · le ratage

Marge d'erreur

tolérant

Permissif en cuisson : sa structure aérée supporte une heure de mijotage sans se défaire ni se dessécher, puisqu'il est gorgé de liquide. Le risque n'est pas la cuisson mais la fadeur, un poumon cuit dans un bouillon peu assaisonné restant sans intérêt quelle que soit la durée.

Son profil et ses molécules

carnéumami
discret

Presque neutre au départ, il prend intégralement le goût de la sauce dans laquelle il cuit.

  • Collagène

    protéinetexture

    Il fond en gélatine à la cuisson longue et lie la farce d'une préparation hachée.

    Elle expliquegélifiant
  • Élastine

    protéinetexture

    Le tissu élastique domine et donne la texture spongieuse propre à cet abat.

    Elle expliquestructurant
  • Fer héminique

    minéralarôme

    Il donne le goût métallique et sanguin qu'on retrouve dans tous les abats rouges.

    Elle expliquecarné
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il donne la savoureur qui justifie la place du poumon dans une farce de terrine.

    Elle expliqueumami
  • Myoglobine

    pigmentcouleur

    Elle donne le rose sombre de l'organe et brunit dès le début de la cuisson.

    Elle expliquecolorant

Une recette qui en contient

Pour aller plus loin

Tous les ingrédients · les duos · les cuisines du monde