Sole

Poissonnerie
sans gluten

La sole est le seul poisson qui gagne à attendre : sa chair, trop ferme le jour de la pêche, s'assouplit après vingt-quatre à quarante-huit heures.

Une recette du site utilise de sole. On en trouve surtout dans la cuisine française.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

2 jours

1 jour une fois entamé

Eau

79%

du poids, cru

Empreinte carbone

4,5kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Rendement

45%

vidée, dépouillée et ébarbée ; les arêtes font un fumet clair et fin.

Calories

82kcal

pour 100 g

Composition
Protéines17,5 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides1,4 gdont 0,3 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste81,1 g
Sel0,3 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité élevée

Une unité

300 g

en moyenne

Prix

cher

Rôle en cuisine
structurant
Allergènes
poissons

Bien le choisir

Une sole fraîche est rigide, presque cartonneuse quand on la tient à plat, avec une peau brune bien adhérente et un mucus clair et non collant. Le ventre doit être blanc éclatant, sans taches jaunes ni rougeurs. Les branchies sont rouge sombre et l'œil, petit chez ce poisson, reste bombé. La sole de ligne ou de petit chalut, dite sole portion de trois cents à quatre cents grammes, se cuit entière et donne le meilleur rapport chair et os. Ne confondez pas avec la limande-sole, moins ferme et bien moins chère, ni avec le pangasius vendu sous le nom trompeur de filet de sole dans certaines enseignes.

  • Poisson rigide, qui ne plie pas quand on le tient à plat.
  • Peau brune bien adhérente, mucus clair et non collant.
  • Ventre blanc éclatant, sans taches.
  • Trois cents à quatre cents grammes pour une sole portion.

Le garder

Deux jours au réfrigérateur, à plat sur un linge, dans la partie la plus froide. Fait rare, elle s'améliore le premier jour : sa chair très ferme se détend et devient plus tendre après une nuit, ce que savent les poissonniers et qui explique pourquoi une sole de la veille est souvent meilleure. Au-delà, elle perd. Elle se congèle correctement une fois vidée et dépouillée, trois mois, en gardant mieux sa tenue que la plupart des poissons plats grâce à sa chair dense.

Les gestes qui changent tout

La dépouiller d'un coup

On incise la peau brune près de la queue, on décolle un centimètre, puis on tire d'un mouvement franc en tenant la queue avec un torchon : la peau vient d'un seul tenant. La peau blanche du dessous se garde, elle est fine et protège la chair à la cuisson. Un dépouillage hésitant arrache la chair avec la peau.

l'outil

Meunière : farine, secouer, cuire tout de suite

La farine ne doit former qu'un voile, sinon elle fait une croûte pâteuse. Farinez au dernier moment et tapotez pour retirer l'excédent : la farine mouillée par l'humidité du poisson devient collante en deux minutes. Elle sert à sécher la surface pour que la réaction de Maillard démarre, pas à panner.

la science · le geste · le ratage

Le beurre noisette, pas le beurre brûlé

Cuisez d'abord à l'huile, qui supporte la chaleur, et n'ajoutez le beurre qu'à mi-cuisson : il colore alors en noisette pendant les dernières minutes, développant les arômes de la caséine grillée. Mis dès le départ, ses protéines de lait noircissent bien avant que la sole soit cuite.

la science · le geste · le ratage

Marge d'erreur

demande de l’attention

Plus indulgente que la plupart des poissons blancs : sa chair dense et son épaisseur régulière lui permettent d'encaisser une minute de trop sans se déliter. Le point délicat est le beurre de la meunière, qui passe de noisette à brûlé en quinze secondes, et ce virage-là est irrattrapable.

Les températures à cœur

  • 55 °C
    Cuite

    Sur une sole meunière, cela se joue en quelques minutes par face selon l'épaisseur.

  • 63 °C
    Sécurité sanitaire

    Seuil de référence pour un poisson servi cuit.

La sole est plate et fine : le thermomètre y est peu praticable, et le repère visuel le remplace. La chair se décolle de l'arête centrale d'un coup de spatule quand elle est cuite, et résiste tant qu'elle ne l'est pas.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

marinlacténoisetteumamisucré
léger

Cuite meunière, elle emprunte les notes de noisette du beurre, qui font la moitié du plat.

  • Collagène

    protéinetexture

    Il fond en quelques minutes et permet de lever le filet d'une sole cuite entière.

    Elle expliquegélifiant
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il donne la savoureur discrète qu'un beurre noisette vient soutenir.

    Elle expliqueumami
  • Glycine

    acide aminégoût

    Elle donne la douceur qui vaut à la sole sa réputation de poisson fin.

    Elle expliquesucré
  • Myosine

    protéinetexture

    Elle coagule vite et donne la chair blanche qui se détache de l'arête centrale.

    Elle expliquestructurant
  • Oxyde de triméthylamine

    alcaloïdearôme

    Il donne l'odeur de mer légère d'une sole qui vient d'être levée.

    Elle expliquemarin

Une recette qui en contient

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