Côte de bœuf

Boucherie
sans gluten

Une côte de bœuf de moins de quatre centimètres d'épaisseur est une entrecôte avec un os : c'est l'épaisseur, pas le poids, qui fait la pièce.

Une recette du site utilise de côte de bœuf. On en trouve surtout dans la cuisine italienne.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

4 jours

2 jours une fois entamé

Eau

62%

du poids, cru

Empreinte carbone

32kg CO₂e / kg

Très élevée pour un ingrédient brut

Rendement

70%

l'os et le gras de couverture représentent près d'un tiers du poids acheté.

Calories

244kcal

pour 100 g

Composition
Protéines19,5 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides18,4 gdont 7,6 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste62,1 g
Sel0,12 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne

Une unité

1200 g

en moyenne

Prix

cher

Rôle en cuisine
structurant

Bien le choisir

Comptez quatre à cinq centimètres d'épaisseur, soit huit cents grammes à un kilo deux pour deux personnes : en dessous, il est impossible d'obtenir une croûte colorée et un cœur rosé en même temps. La viande doit être d'un rouge sombre et non d'un rouge vif, signe qu'elle a été rassise, et le gras d'un blanc crème à légèrement jaune selon la race et l'alimentation. Cherchez le persillé, ces fines veines de gras dans le muscle, qui fond à la cuisson et arrose la viande de l'intérieur. Une maturation de trois à cinq semaines assouplit les fibres par action enzymatique et concentre le goût ; demandez-la à votre boucher, elle change tout.

  • Quatre à cinq centimètres d'épaisseur minimum.
  • Rouge sombre et non rouge vif, signe de rassissement.
  • Persillé visible en fines veines dans le muscle.
  • Gras ferme, blanc crème à légèrement jaune.

Le garder

Trois à quatre jours au réfrigérateur dans son papier de boucher, jamais sous film plastique qui la fait suer et tourner. Sortez-la deux heures avant cuisson : une pièce de quatre centimètres partie à quatre degrés a un cœur encore froid quand la croûte est déjà noire. Elle se congèle trois mois emballée serré, mais la décongélation lente au réfrigérateur, vingt-quatre heures, fait perdre du jus et de la texture : sur une pièce de ce prix, mieux vaut l'acheter la veille.

Les gestes qui changent tout

La tempérer deux heures avant

Une pièce épaisse sortie du réfrigérateur au dernier moment demande tellement de temps de poêle que la surface carbonise avant que le centre atteigne cinquante degrés. Deux heures à température ambiante réduisent l'écart entre la surface et le cœur, ce qui donne une cuisson homogène plutôt qu'un dégradé gris, rose, cru.

la science · le ratage

Saisir, puis finir au four

Trois minutes par face dans une poêle en fonte brûlante pour la croûte, puis huit à douze minutes à cent soixante degrés pour amener le cœur à cinquante-deux degrés. La poêle seule ne peut pas faire les deux : elle cuit par contact, donc trop fort en surface. Le thermomètre planté au centre est le seul juge fiable.

la science · le geste · l'outil

La laisser reposer autant qu'elle a cuit

Quinze minutes sous une feuille d'aluminium posée sans serrer. Les fibres contractées par la chaleur se détendent et réabsorbent le jus poussé vers le centre ; tranchée aussitôt, la pièce vide son jus dans le plat et devient sèche. La température continue de monter de deux à trois degrés pendant ce repos, ce qu'il faut anticiper.

la science · le ratage

La trancher perpendiculairement aux fibres

Détachez d'abord la viande de l'os, puis coupez en travers du grain en tranches d'un centimètre. Une tranche coupée dans le sens de la fibre oblige la mâchoire à casser des faisceaux entiers ; coupée en travers, ils sont déjà sectionnés et la même viande paraît deux fois plus tendre.

l'outil

Marge d'erreur

exigeant

Peu tolérante en cuisson à point : quatre degrés à cœur séparent un saignant d'un bien cuit, et une pièce dépassée ne revient jamais. Le prix en fait un ratage coûteux. Un thermomètre déplace la difficulté et la rend gérable, ce qui n'est vrai d'aucune méthode au doigt ou au chronomètre.

Les températures à cœur

  • 48 °C
    Bleu

    Chaud dehors, cru dedans : la myoglobine n'a pas bougé.

  • 52 °C
    Saignant

    Le point où le gras intramusculaire commence à fondre sans que les fibres se soient contractées.

  • 57 °C
    À point

    Rosé uniforme. Au-delà, chaque degré coûte du jus.

  • 68 °C
    Bien cuit

    Gris, ferme, sec : la côte de bœuf n'a plus d'avantage sur un morceau trois fois moins cher.

La côte est trop épaisse pour une cuisson à feu vif de bout en bout : saisie puis finie au four doux, ou l'inverse, elle arrive à une couleur homogène au lieu d'un dégradé de gris vers le rosé. Le repos, à couvert et hors du feu, dure aussi longtemps que la cuisson.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

carnétorréfiénoisetteumamisalé
marqué

La croûte apporte des notes torréfiées absentes de la chair, et le gras fondu porte les arômes vers le beurre noisette.

  • Pyrazines

    pyrazinearômebrunissement

    Elles se forment dans la croûte saisie et donnent l'odeur qui définit une viande grillée.

    Elle expliquecarnétorréfié
  • Triglycérides

    lipidetexturearôme

    Le persillé fond entre les fibres et fait toute la différence entre une côte sèche et une côte juteuse.

    Elle expliquecarnéstructurant
  • Calpaïnes

    enzymeaction enzymatiquetexture

    Ces enzymes coupent les fibres pendant la maturation et attendrissent la viande sans cuisson.

    Elle expliquestructurant
  • Collagène

    protéinetexture

    Il est peu présent dans ce muscle peu sollicité, ce qui autorise la cuisson rapide et saignante.

    Elle expliquestructurant
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il se libère pendant la maturation et explique la profondeur d'une viande rassise plusieurs semaines.

    Elle expliqueumami
  • Myoglobine

    pigmentcouleur

    Elle donne le rouge de la viande crue et vire au brun gris selon la cuisson atteinte à cœur.

    Elle expliquecolorant

Une recette qui en contient

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