Jarret de veau

Boucherie
sans gluten

Dans un jarret de veau, l'os à moelle central n'est pas un déchet : c'est lui qui donne à l'osso buco sa texture et son nom.

Une recette du site utilise de jarret de veau. On en trouve surtout dans la cuisine italienne.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

3 jours

2 jours une fois entamé

Eau

74%

du poids, cru

Empreinte carbone

16kg CO₂e / kg

Très élevée pour un ingrédient brut

Rendement

65%

l'os central reste ; sa moelle et sa gélatine passent dans la sauce.

Calories

115kcal

pour 100 g

Composition
Protéines21 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides3,5 gdont 1,3 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste75,5 g
Sel0,11 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne

Une unité

320 g

en moyenne

Prix

cher

Rôles en cuisine
structurant
gélifiant

Bien le choisir

Coupé en rouelles de trois à quatre centimètres pour l'osso buco, il doit montrer un os central rond bien rempli de moelle rose, entouré d'une chair rose pâle et d'une fine membrane blanche. Une rouelle trop fine se défait à la cuisson et perd sa moelle. Le jarret arrière est plus charnu que l'avant. La chair doit être rose clair et non rouge, un veau rouge étant un animal plus âgé, plus ferme et moins gélatineux. Demandez au boucher de ficeler chaque rouelle, ce qui les maintient entières pendant deux heures de mijotage.

  • Rouelles de trois à quatre centimètres d'épaisseur.
  • Os central bien rempli d'une moelle rose.
  • Chair rose clair, jamais rouge.
  • Rouelles ficelées pour tenir à la cuisson.

Le garder

Deux à trois jours au réfrigérateur, à plat et couvert. Le veau est plus fragile que le bœuf, sa chair jeune et humide se dégradant plus vite. Il se congèle six mois en rouelles séparées par du papier. Cuit en osso buco, il se garde trois jours et se réchauffe remarquablement bien : la sauce, chargée de la gélatine libérée par le collagène et par l'os, prend en gelée au froid et redevient nappante à la chauffe.

Les gestes qui changent tout

Fariner et saisir chaque rouelle

Un voile de farine sèche la surface, accélère la coloration de Maillard et, surtout, épaissira la sauce en fin de cuisson. Saisissez à feu vif dans l'huile, deux minutes par face, sans surcharger la cocotte : trop de morceaux à la fois font tomber la température et la viande bout au lieu de colorer.

la science · le geste · le ratage

Deux heures à petits frémissements

Le collagène abondant de ce muscle d'effort demande du temps à basse température : deux heures autour de quatre-vingt-cinq degrés, à couvert, et la chair se détache toute seule. Une ébullition rend le veau sec et filandreux tout en trouble la sauce. Le liquide doit arriver aux deux tiers des rouelles, pas les recouvrir.

la science · le geste · le ratage

La gremolata au dernier moment

Zeste de citron, ail cru et persil hachés, jetés sur le plat hors du feu. Les huiles essentielles du zeste sont volatiles et disparaissent en quelques minutes de cuisson ; ajoutées à la fin, elles apportent la fraîcheur qui coupe la richesse de la gélatine et de la moelle. C'est un contrepoint, pas une garniture.

la science · le geste

Marge d'erreur

tolérant

Permissif en mijotage : une demi-heure de plus ne fait qu'accentuer le fondant, et le plat est meilleur réchauffé. La marge se referme sur deux points seulement, une ébullition trop forte qui dessèche la chair malgré le liquide, et des rouelles trop fines qui se défont et perdent leur moelle.

Les températures à cœur

  • 72 °C
    Cuit mais ferme

    La tranche tient, le conjonctif autour de l'os résiste encore sous la dent.

  • 88 °C
    Osso buco

    Le collagène a fondu, la moelle a coulé dans la sauce et la viande se coupe à la cuillère.

Le jarret est la démonstration du principe : un muscle de locomotion, gainé de conjonctif, autour d'un os à moelle. Deux à trois heures à frémissement lui font traverser la zone où le collagène se gélifie, et cette gélatine est ce qui donne à la sauce d'un osso buco sa tenue collante sans le moindre ajout de fécule.

La ficelle autour de la tranche n'est pas décorative : sans elle, le muscle se rétracte à la cuisson et se sépare de l'os, ce qui disperse la moelle dans le liquide au lieu de la garder au centre.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

carnélactétorréfiéumamisucré
présent

Mijoté au vin blanc et à la tomate, il donne une sauce profondément gélatineuse que la gremolata vient réveiller à la fin.

  • Moelle

    lipidetexturearôme

    Le gras de l'os central fond dans la sauce et fait la richesse du plat.

    Elle expliquecarnéstructurant
  • Collagène

    protéinetexture

    Abondant chez le jeune animal, il fond vite et donne l'onctuosité d'un osso buco.

    Elle expliquegélifiant
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il donne une savoureur plus douce que celle du bœuf, qui laisse passer le citron d'une gremolata.

    Elle expliqueumami
  • Myoglobine

    pigmentcouleur

    Peu abondante chez le veau, elle donne la chair claire qui pâlit dès le début de la cuisson.

    Elle expliquecolorant
  • Pyrazines

    pyrazinearômebrunissement

    Elles naissent quand les tranches farinées sont saisies avant le mijotage.

    Elle expliquecarné

Une recette qui en contient

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