Poire

Fruit et Légumes
vegan
sans gluten

La poire est le seul fruit courant qui mûrit mieux cueilli que sur l'arbre, et qui passe du dur au blet en une seule journée.

Une recette du site utilise poire. On en trouve surtout dans la cuisine française.

La fiche

Saison
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D

d’août à février

Se garde

10 jours

Eau

84%

du poids, cru

Empreinte carbone

0,4kg CO₂e / kg

Faible pour un ingrédient brut

Rendement

88%

cœur et pépins retirés ; la peau se garde selon l'usage.

pH

3,9

franchement acide

Calories

55kcal

pour 100 g

Composition
Protéines0,4 g
Glucides12 gdont 9,9 g de sucres
Lipides0,2 gdont 0,02 g saturés
Fibres2,5 g
Eau et reste84,9 g
Sel0 g

pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité élevée

Une unité

160 g

en moyenne

Prix

bon marché

Rôle en cuisine
aromatique

Son index glycémique

Index glycémique bas

valeur mesurée, lue sur une table publiée (Tables internationales 2021)

4,6 de charge pour 100 g

12,0 g de glucides pour 100 g, charge basse

L’aire de cette courbe est la charge de 100 g de poire, 4,6. Une seule courbe occupe tout le cadre : sa largeur ne se compare à rien ici, c’est sa hauteur qui est l’index et son aire la charge.

à jeuntemps après le repas →montée de la glycémiePoire : index 38, 12,0 g de glucides, charge 4,6PoireL’aire sous la courbe est la charge glycémique. La forme est un schéma ; seule l’aire est calculée. Les axes ne portent aucune unité : ni la hauteur ni la durée ne sont une mesure prise sur quelqu’un. Rien n’est enregistré.La largeur du cadre s’ajuste à la courbe la plus large : elle compare les courbes de ce graphe entre elles, pas celles d’une fiche à l’autre.
bas jusqu’à 55 · modéré jusqu’à 69 · élevé au-delà
charge = index × glucides ÷ 100

Cuisiner IG bas : ce que ces deux nombres mesurent, la table complète et les recettes du catalogue.

🩺 Les index sont ceux des tables internationales publiées (Atkinson FS, Brand-Miller JC et coll., « International Tables of Glycemic Index and Glycemic Load Values 2021 », The American Journal of Clinical Nutrition 114(5), p. 1625-1632. Consolide l'édition Foster-Powell 2002, AJCN 76(1), p. 5-56.) : ils décrivent l’aliment tel qu’il est mangé, mesuré sur un groupe, et une glycémie individuelle en dépend moins que du reste du repas.

Bien le choisir

Une poire se juge au collet, la zone étroite près du pédoncule : c'est là qu'elle s'attendrit en premier, et une légère souplesse à cet endroit signale un fruit prêt alors que le reste peut encore être ferme. Un corps souple, lui, dit un fruit déjà blet au cœur. Achetez-les plutôt fermes et laissez-les finir chez vous, car une poire mûre en rayon a été manipulée par tout le monde. Peau lisse et intacte, sans meurtrissure brune ni cerne autour du pédoncule, qui est le premier point à pourrir.

  • Souple au collet seulement, ferme sur le corps.
  • Peau lisse, aucune meurtrissure brune.
  • Pédoncule présent et pas desséché.
  • Variété choisie selon l'usage, ferme pour la cuisson.

Ses variétés

  • Williams

    Fondante, très juteuse et très parfumée, elle passe du ferme au blet en deux jours : la chair se défait dès qu'elle est chauffée.

    Crue, à point, ou en eau de vie et en sirop. En pochage, elle s'effondre avant d'avoir pris le goût du vin.

  • Conférence

    Allongée, à chair blanche assez ferme et peu granuleuse, elle mûrit lentement et garde sa tenue à la cuisson.

    La poire à pocher et à rôtir, celle des poires au vin et des tartes. Crue, elle est correcte sans être mémorable.

  • Comice

    La plus juteuse et la plus fine, à chair fondante presque liquide à pleine maturité, et à peau fragile qui marque au moindre choc.

    Crue, avec un fromage. Elle ne se cuit pas : il n'en resterait que du jus sucré.

  • Passe-Crassane et Rocha

    Des poires d'hiver, à chair ferme et un peu granuleuse, sélectionnées pour la garde plutôt que pour la finesse.

    Les cuissons longues, où la fermeté est un atout : pochage au vin, compote, poire au four.

Le garder

À température ambiante, elles mûrissent en deux à cinq jours selon leur état d'arrivée, plus vite dans un sac papier avec une pomme, qui dégage de l'éthylène. Dès qu'elles cèdent au collet, elles passent au réfrigérateur où elles se tiennent trois à cinq jours de plus, le froid ralentissant la maturation sans l'arrêter. Le point délicat est que le mûrissement d'une poire commence par le cœur : un fruit qui paraît parfait à l'extérieur peut être blet dedans, raison pour laquelle il vaut mieux les surveiller tous les jours que les oublier une semaine.

Les gestes qui changent tout

Citronner dès la coupe

La chair de poire brunit en quelques minutes par oxydation enzymatique, plus vite encore que la pomme. Un filet de citron, ou un bain d'eau citronnée pour les quartiers en attente, bloque la réaction en abaissant le pH sous le seuil de travail de l'enzyme. Le même geste sert avant un pochage, où la couleur compte autant que le goût.

la science · le ratage

Pocher dans un liquide juste frémissant

Une poire pochée à gros bouillons se défait par l'extérieur avant que le cœur soit cuit. Le liquide doit à peine trembler, la poire doit être immergée, et un papier cuisson posé à la surface l'empêche de flotter et de s'oxyder à l'air. Comptez vingt à trente minutes pour une Conférence ferme, et vérifiez à la pointe du couteau au niveau du collet.

le geste · l'outil · le ratage

Choisir la ferme pour la tarte

Une Williams très mûre en tarte rend son eau, s'effondre et détrempe la pâte. Pour une cuisson au four, prenez une variété ferme et à peine mûre, ou faites revenir les quartiers deux minutes au beurre avant de les ranger sur la pâte, ce qui évapore une partie de l'eau et amorce la caramélisation.

la science · le ratage

Marge d'erreur

exigeant

Sévère, parce que sa fenêtre de maturité se compte en heures : dure la veille, blette le lendemain, sans stade intermédiaire visible de l'extérieur puisqu'elle mûrit du cœur vers la peau. En pochage et en tarte, une poire trop mûre s'effondre sans rattrapage. C'est ce moment de bascule que la note évalue.

Son profil et ses molécules

fruitéfloralmiellésucré
léger

Pochée au vin ou aux épices, elle devient un support : elle prend l'arôme du liquide plus qu'elle n'en donne.

  • Acide malique

    acide organiquegoût

    Il donne l'acidité discrète qui reste sous le sucre d'une poire pochée.

    Elle expliqueacideacidifiant
  • Il porte l'odeur de poire à lui seul et se développe dans les jours qui suivent la cueillette.

    Elle expliquefruité
  • Fructose

    glucidegoût

    Il domine et donne la douceur d'une poire mûre à point sur le comptoir.

    Elle expliquesucré
  • Polyphénoloxydase

    enzymeaction enzymatiquecouleur

    Elle brunit la chair coupée plus vite encore que celle d'une pomme.

    Elle expliquecolorant
  • Sclérides

    glucidetexture

    Ces cellules pierreuses donnent le grain granuleux qui râpe la langue.

    Elle expliquestructurant
  • Sorbitol

    glucidegoût

    Ce polyol abondant dans la poire donne la douceur sirupeuse d'un fruit très mûr.

    Elle expliquesucré

Ce qu’il peut remplacer

Pomme ×1 : une poire bien ferme (conférence) par pomme, à poids égal ; un peu moins acide et plus parfumée, elle va bien avec le salé et dans un velouté, mais elle se défait vite à la cuisson et ne tient pas dans un caramel

Une recette qui en contient

Pour aller plus loin

Tous les ingrédients · les duos · les cuisines du monde