Homard

Poissonnerie
sans gluten

Il est bleu vivant et rouge cuit : la chaleur libère un pigment que la protéine tenait replié.

2 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française.

La fiche

Saison
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D

d’avril à septembre

Se garde

1 jour

Eau

77%

du poids, cru

Empreinte carbone

12kg CO₂e / kg

Très élevée pour un ingrédient brut

Rendement

35%

Chair de queue et de pinces, carapace exclue.

Calories

90kcal

pour 100 g

Composition
Protéines19 g
Glucides0,5 gdont 0 g de sucres
Lipides0,9 gdont 0,2 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste79,6 g
Sel1,1 g

pour 100 g, source estimation, fiabilité moyenne

Une unité

600 g

en moyenne

Prix

cher

Rôles en cuisine
structurant
aromatique
Allergènes
crustacés

Bien le choisir

Vivant, il doit être vif, la queue repliée sous le corps et se rétractant vivement quand on le soulève. Un homard mou, immobile ou dont la queue pend est mourant, et sa chair se dégrade très vite. Le bleu de Bretagne, plus fin, se distingue du canadien, plus gros et moins cher. Une femelle porte souvent du corail, précieux pour les sauces. Comptez cinq cents grammes par personne, la carapace pesant plus que la chair.

  • Vivant et vif, la queue qui se rétracte
  • Lourd pour sa taille
  • Les deux pinces intactes
  • 500 g par personne au minimum

Le garder

Vivant, quelques heures au maximum, au réfrigérateur enveloppé dans un linge humide, jamais dans l'eau douce qui le tue en quelques minutes. Cuit, deux jours au réfrigérateur, décortiqué ou non. La chair congelée devient cotonneuse : congelez plutôt les carcasses, qui font une excellente bisque, jusqu'à trois mois.

Sécurité alimentaire

Un homard mort avant cuisson doit être écarté : sa chair se dégrade en quelques heures sous l'action de ses propres enzymes digestives, et cette dégradation ne se voit pas. Ne cuisez que des homards vivants ou surgelés crus dès la capture.

Les gestes qui changent tout

Le tuer avant de le cuire

Un coup de couteau ferme dans la croix derrière la tête, ou trente minutes au congélateur qui l'endorment. Plongé vivant dans l'eau bouillante, il se débat et sa chair se contracte, ce qui la durcit.

l'outil · le ratage

Huit minutes, pas quinze

Comptez huit minutes de frémissement pour un homard de six cents grammes, deux de plus par tranche de deux cents grammes. Au-delà, la chair devient caoutchouteuse et il n'y a aucun rattrapage.

le geste · le ratage

Garder les carcasses

Concassées et torréfiées avec un peu de cognac, elles font une bisque ou une huile de homard qui valent souvent plus que la chair elle même. Les jeter, c'est perdre la moitié de ce qu'on a payé.

la science · le geste

Marge d'erreur

impitoyable

Impitoyable à la cuisson, où deux minutes de trop transforment une chair fondante en caoutchouc définitif, sur un ingrédient qui coûte le prix d'un repas entier. Rien, ensuite, ne rattrape une surcuisson.

Les températures à cœur

  • 55 °C
    Queue nacrée

    La chair est prise, encore souple, et garde son goût sucré.

  • 63 °C
    Sécurité sanitaire

    Seuil de référence pour les crustacés servis cuits.

  • 70 °C
    Ferme

    La queue se resserre et devient cotonneuse : le défaut du homard bouilli trop longtemps.

La queue et les pinces ne cuisent pas au même rythme : les pinces, plus denses et plus riches en conjonctif, demandent quelques minutes de plus que la queue, laquelle est perdue pendant ce temps. Les séparer avant cuisson est ce qui permet de servir les deux à leur point.

Un homard mort depuis un moment se dégrade très vite de l'intérieur : c'est pourquoi il se cuit vivant, ou est tué juste avant. Une pointe de couteau enfoncée d'un coup entre les yeux le tue instantanément et vaut mieux que l'eau bouillante.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

marincarnésucrésaléumami
présent

La cuisson raffermit sa chair et développe des arômes marins doux et subtilement carnés.

  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il fait la savoureur profonde que la carcasse concentre dans une bisque, portée par le sel marin de la chair.

    Elle expliqueumamisalé
  • Pyrazines

    pyrazinearômebrunissement

    Elles se forment quand les carcasses sont poêlées, étape qui fait toute une bisque.

    Elle expliquecarnémarin
  • Astaxanthine

    pigmentcouleur

    Liée à une protéine, elle rend la carapace bleu sombre.

    La chaleur libère le pigment et fait virer le homard au rouge.

    Elle expliquecolorant
  • Bromophénols

    phénolarôme

    Ils viennent des algues du régime et donnent l'odeur d'iode de la chair crue.

    Elle expliquemarin
  • Glycine

    acide aminégoût

    Elle donne la douceur remarquable de la chair, plus marquée que chez tout autre crustacé.

    Elle expliquesucré
  • Tropomyosine

    protéinetexture

    Elle coagule tôt et rend la queue caoutchouteuse au moindre excès de cuisson.

    Elle expliquestructurant

2 recettes qui en contiennent

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