Cuisse de poulet

Boucherie
sans gluten

La cuisse est le seul morceau de poulet qu'on ne peut pas rater : plus elle cuit, plus elle est bonne.

14 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, italienne, créole, indonésienne.

La fiche

Saison

Toute l’année

rien à attendre

Se garde

3 jours

2 jours une fois entamé

Eau

74%

du poids, cru

Empreinte carbone

4,9kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Rendement

70%

Désossée avec la peau ; l'os part au bouillon.

Calories

177kcal

pour 100 g

Composition
Protéines18,1 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides11,6 gdont 3,3 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste70,3 g
Sel0,2 g

pour 100 g, source manual-manifest, fiabilité moyenne

Une unité

250 g

en moyenne

Prix

moyen

Rôle en cuisine
structurant

Bien le choisir

La peau doit être intacte, sèche, crème à légèrement jaune selon l'alimentation, sans zone grise ni collante. La chair est plus foncée que le blanc, ce qui est normal : c'est un muscle de déplacement, riche en myoglobine et en gras intramusculaire. Le label rouge ou le bio garantissent un animal élevé plus longtemps, dont la chair a plus de goût et se tient mieux à la cuisson. Peu de jus dans la barquette, et un jus clair. La cuisse entière, non séparée en pilon et haut de cuisse, est moins chère et se découpe facilement.

  • Une peau intacte, sèche, jamais collante ni grise
  • Une chair foncée : c'est normal pour ce muscle
  • Label rouge ou bio pour la tenue et le goût
  • Entière plutôt que détaillée, moins chère

Le garder

Au réfrigérateur, dans la zone la plus froide, deux jours au maximum, dans une assiette pour éviter tout écoulement sur les autres aliments. Sortez la de son film et laissez la peau sécher à découvert quelques heures avant cuisson : c'est ce qui la rend croustillante. Elle se congèle six mois et décongèle au réfrigérateur en une nuit. Cuite, elle se garde trois jours et se réchauffe bien, mieux que le blanc, sa teneur en gras la protégeant du dessèchement.

Sécurité alimentaire

Le poulet se cuit à 74 °C à cœur. Ne rincez jamais une volaille crue sous le robinet : les projections dispersent les campylobacters sur un mètre autour de l'évier. Lavez planche, couteau et mains au savon immédiatement après manipulation.

Les gestes qui changent tout

Peau vers le bas, à froid, sans matière grasse

Posez la cuisse peau contre la poêle froide et montez progressivement : le gras sous la peau fond lentement et la frit dans sa propre graisse. Dix à douze minutes sans y toucher donnent une peau craquante que le départ à chaud ne produit jamais.

la science · le geste · l'outil

Viser 80 °C, pas 74

Le seuil sanitaire est de 74 °C, mais la cuisse contient du collagène qui ne fond qu'au-dessus : à 80 ou 85 °C à cœur, elle est fondante là où un blanc serait sec. C'est ce qui la rend impossible à trop cuire dans des proportions raisonnables.

la science · l'outil

Désosser pour gagner du temps

Un coup de couteau le long de l'os, de part et d'autre, libère la cuisse en trois minutes et divise le temps de cuisson par deux. Gardez les os au congélateur : quelques cuisses désossées suffisent à faire un bouillon.

le geste · l'outil

Marge d'erreur

très permissif

Très permissive, et c'est ce qui la distingue du blanc : dix minutes de plus la rendent plus fondante, pas plus sèche, son gras et son collagène compensant tout excès raisonnable. Le seul point non négociable est le seuil sanitaire de 74 °C à cœur, en dessous duquel la volaille ne se sert pas.

Les températures à cœur

  • 74 °C
    Sécurité sanitaire

    Atteint bien avant que la cuisse soit bonne : ici le seuil sanitaire n'est pas le seuil culinaire.

  • 82 °C
    Fondante

    La température où le collagène de la cuisse a fini de se transformer. La chair se détache de l'os et reste juteuse malgré les degrés.

La cuisse travaille toute la vie de l'animal, donc elle est riche en collagène là où le blanc n'en a presque pas. C'est ce qui explique le paradoxe : poussée à 82 °C, elle est meilleure qu'à 74, alors qu'un blanc au même thermomètre serait immangeable. Le collagène fondu en gélatine compense largement l'eau perdue.

Sondez près de l'os sans le toucher : l'os conduit la chaleur autrement que la chair et fausse la lecture de plusieurs degrés, toujours dans le sens qui rassure à tort.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

carnéumami
léger

La cuisson dore la peau et concentre les jus, développant des notes torréfiées et un goût umami bien plus prononcé.

  • Triglycérides

    lipidetexturearôme

    Le gras sous la peau arrose le muscle pendant la cuisson et porte les arômes du rôtissage.

    Elle expliquecarnéstructurant
  • Collagène

    protéinetexture

    Il tient ce muscle beaucoup sollicité et le rend ferme à cru.

    Il fond en gélatine à la cuisson longue, ce qui rend la cuisse impossible à dessécher.

    Elle expliquestructurant
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il donne la savoureur du poulet, nettement plus marquée dans la cuisse que dans le filet.

    Elle expliqueumami
  • Myoglobine

    pigmentcouleur

    Elle est plus abondante que dans le blanc et donne à la cuisse sa chair sombre et son goût plus franc.

    Elle expliquecolorant
  • Pyrazines

    pyrazinearômebrunissement

    Elles se forment dans la peau dorée et font l'essentiel du plaisir d'un poulet rôti.

    Elle expliquecarné

La constellation des accords

14 recettes qui en contiennent

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