Lotte

Poissonnerie
sans gluten

Sa chair sans arête ni écaille supporte le braisage : c'est le seul poisson qui se cuisine comme une viande.

6 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine française, italienne, péruvienne.

La fiche

Se garde

1 jour

Eau

83%

du poids, cru

Empreinte carbone

6kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Rendement

60%

Queue parée, peaux et arête centrale retirées.

Calories

70kcal

pour 100 g

Composition
Protéines15,8 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides0,7 gdont 0,15 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste83,5 g
Sel0,15 g

pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité élevée

Prix

cher

Rôle en cuisine
structurant
Allergènes
poissons

Bien le choisir

On achète la queue, la tête étant rarement présentée en poissonnerie. La chair doit être blanc nacré, ferme et élastique sous le doigt, sans reflet jaune ni odeur d'ammoniaque. La peau, si elle est encore là, doit être humide et adhérente ; il y a en réalité deux peaux, dont une membrane violacée qu'il faut absolument retirer, car elle se rétracte à la cuisson et déforme le morceau. Une queue de six à huit cents grammes est le format le plus commode.

  • Une chair blanc nacré, ferme et élastique
  • Aucune odeur d'ammoniaque
  • Les deux peaux retirées, membrane violacée comprise
  • Une queue de 600 à 800 g, format le plus commode

Le garder

Au réfrigérateur, sur un lit de glace ou dans la partie la plus froide, un à deux jours au maximum. La lotte, comme tous les poissons maigres, se dégrade vite et son odeur change avant sa couleur. Elle se congèle correctement, mieux que la plupart des poissons du fait de sa fermeté, trois mois, avec une décongélation lente au réfrigérateur. Cuite, deux jours. Une chair devenue molle et grise, ou qui sent l'ammoniaque, se jette entièrement.

Sécurité alimentaire

Poisson maigre à conservation courte, elle doit être consommée dans les deux jours suivant l'achat. Comme tout poisson destiné à être servi cru ou peu cuit, elle exige une congélation préalable de sept jours à moins vingt degrés pour neutraliser les parasites.

Les gestes qui changent tout

Retirer la membrane violacée

Sous la peau se trouve une fine membrane qui se rétracte violemment à la chaleur et recroqueville le morceau. Glissez la lame à plat dessous et tirez en la maintenant tendue : elle vient d'une pièce sur toute la longueur.

l'outil · le ratage

La saisir puis la braiser

Sa fermeté supporte ce qu'aucun poisson blanc ne supporte : coloration à la poêle, puis vingt minutes au four dans un fond de vin blanc et de tomate. Le résultat tient de la viande, ce qui lui vaut son nom de gigot de mer.

la science · le geste · l'outil

Elle rend beaucoup d'eau

Sa chair est gorgée d'eau et une cuisson à couvert la fait bouillir dans son jus. Salez la trente minutes à l'avance et épongez la, ou cuisez à découvert : le jus rendu se réduit ensuite en sauce.

la science · le ratage

Marge d'erreur

tolérant

Tolérante pour un poisson : sa fermeté lui permet de supporter le braisage, le retournement et quelques minutes de trop sans se déliter, ce qui la rend beaucoup plus indulgente qu'un filet de cabillaud. Le point de vigilance est ailleurs, dans sa fraîcheur, qui s'altère en deux jours.

Les températures à cœur

  • 58 °C
    Juste cuite

    La lotte est dense : elle supporte, et demande, quelques degrés de plus que les autres poissons blancs.

  • 63 °C
    Sécurité sanitaire

    Seuil de référence pour un poisson servi cuit.

  • 70 °C
    Caoutchouteuse

    La chair se resserre et rebondit sous la dent : le défaut classique de la lotte trop cuite.

La lotte a une chair ferme, presque de crustacé, tenue par un conjonctif plus abondant que celui d'un cabillaud. Elle tolère donc le rôtissage et le braisage courts qui feraient éclater un filet fragile, mais la marge reste petite : la queue se cuit comme un rôti, sondée, pas au chronomètre.

La membrane bleutée qui enveloppe la queue se rétracte violemment à la chaleur et tord le morceau : elle se retire au couteau avant cuisson, entièrement, sinon la lotte s'enroule et cuit de travers.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

marincarnéumami
léger

À la cuisson, sa chair s'affermit et développe des saveurs douces et denses évoquant le homard.

  • Oxyde de triméthylamine

    alcaloïdearôme

    Il donne le fond marin discret d'une chair très peu odorante à l'achat.

    Elle expliquemarincarné
  • Collagène

    protéinetexture

    La queue en est riche, bien plus qu'un poisson plat.

    Il tient la chair en un bloc ferme là où un autre poisson se serait déjà émietté.

    Elle expliquestructurant
  • Glutamate

    acide aminégoût

    Il donne la savoureur charnue qui vaut à la lotte sa réputation de poisson de viandard.

    Elle expliqueumami
  • Myosine

    protéinetexture

    Elle coagule en donnant une chair dense qu'on peut rôtir comme un gigot.

    Elle expliquestructurant

La constellation des accords

6 recettes qui en contiennent

Pour aller plus loin

Tous les ingrédients · les duos · les cuisines du monde