Blanc de poulet

Boucherie
sans gluten

Trois degrés séparent une chair juteuse d'une chair sèche : à 68 °C il est parfait, à 75 °C il est perdu.

16 recettes du site en utilisent. On en trouve surtout dans la cuisine thaïlandaise, indonésienne, française, italienne.

La fiche

Se garde

5 jours

Eau

74%

du poids, cru

Empreinte carbone

5,3kg CO₂e / kg

Élevée pour un ingrédient brut

Calories

112kcal

pour 100 g

Composition
Protéines22,4 g
Glucides0 gdont 0 g de sucres
Lipides1,8 gdont 0,5 g saturés
Fibres0 g
Eau et reste75,8 g
Sel0,12 g

pour 100 g, source Agribalyse, fiabilité élevée

Prix

moyen

Rôle en cuisine
structurant

Bien le choisir

La chair doit être d'un rose pâle nacré, ferme au toucher, sans zone blanchâtre ni striation blanche, qui signale le défaut dit de white striping, courant sur les poulets à croissance très rapide. Refusez les blancs baignant dans du liquide au fond de la barquette, signe d'une viande gorgée d'eau qui rendra tout à la cuisson. Un poulet fermier Label Rouge ou bio, élevé plus longtemps, a une chair plus dense et un goût réel. Le blanc avec le filet mignon attaché est plus intéressant et souvent au même prix.

  • Une chair rose pâle, ferme, sans striation blanche
  • Aucun liquide au fond de la barquette
  • Label Rouge, bio ou fermier pour une chair dense
  • Le filet mignon encore attaché

Le garder

Au réfrigérateur, sur l'étagère la plus froide, deux jours au maximum, dans un plat qui recueille les jus pour éviter toute contamination croisée. Cuit, trois jours. Il se congèle très bien, à plat et sous vide ou bien emballé, six mois, et se décongèle une nuit au réfrigérateur, jamais sur le plan de travail. Une viande dont la surface est devenue collante ou grise, ou qui sent aigre, ne se rince pas : elle se jette.

Sécurité alimentaire

Le poulet cru porte fréquemment des salmonelles et des campylobacters. Ne le rincez jamais, l'eau projette les bactéries à un mètre autour de l'évier. Planche et couteau dédiés, lavage des mains, et une cuisson à cœur à 74 °C pour une consommation sûre.

Les gestes qui changent tout

Le saumurer trente minutes

Cinquante grammes de sel par litre d'eau, une demi heure, et la chair retient nettement plus d'eau à la cuisson. C'est la seule intervention qui rende un blanc de poulet indulgent, et elle coûte deux minutes de préparation.

la science · le geste

L'aplatir pour une cuisson égale

Un blanc est deux fois plus épais d'un côté que de l'autre : la pointe est sèche quand le talon est cuit. Ouvrez le en portefeuille ou aplatissez le entre deux feuilles, et la cuisson devient homogène en six minutes.

l'outil · le ratage

Le sortir à 68 °C et le laisser reposer

La température monte encore de trois à quatre degrés hors du feu, et les fibres relâchent leurs jus pendant cinq minutes de repos. Découpé immédiatement, le même blanc perd son jus dans l'assiette.

la science · l'outil · le ratage

Marge d'erreur

exigeant

Exigeant à la cuisson, où sa maigreur ne laisse aucune marge : trois degrés de trop et la chair devient filandreuse, sans possibilité de correction. Saumuré et sondé au thermomètre, il devient au contraire un morceau très facile.

Les températures à cœur

  • 68 °C
    Juste cuit

    La chair vire au blanc opaque et garde encore du jus. Avec un repos de cinq minutes, la température monte d'elle-même de deux degrés.

  • 74 °C
    Sécurité sanitaire

    Valeur instantanée retenue pour la volaille. Le même résultat s'obtient en maintenant 63 °C pendant plusieurs minutes, ce qu'une cuisson basse température fait naturellement.

  • 80 °C
    Trop tard

    Les fibres se contractent et chassent l'eau : le blanc devient sec et filandreux, et rien ne le rattrape.

Ne rincez jamais un poulet cru sous le robinet : l'eau projette des gouttelettes contaminées jusqu'à un mètre autour de l'évier, sur les plans de travail et sur les torchons. La cuisson tue les salmonelles présentes sur la viande, elle ne fait rien contre celles qui sont parties sur l'éponge.

Chiffres : reference.

Son profil et ses molécules

carnéumami
discret

La cuisson douce révèle sa délicate saveur carnée et son umami, tandis qu'une surcuisson l'assèche et lui fait perdre tout son intérêt.

  • Pyrazines

    pyrazinearômebrunissement

    Elles se forment dans la croûte dorée et donnent le goût qu'un blanc poché n'a jamais.

    Elle expliquecarnétorréfié
  • Collagène

    protéinetexture

    Il est rare dans le blanc, raison pour laquelle ce morceau ne gagne rien à une cuisson longue.

    Elle expliquestructurant
  • Inosinate

    acide aminégoût

    Il donne la savoureur de la volaille et se multiplie en présence de champignons ou de tomate.

    Elle expliqueumami
  • Myosine

    protéinetexture

    Elle coagule tôt et raidit la chair.

    Elle expulse l'eau si la cuisson dépasse le point juste, ce qui donne un blanc sec en quelques degrés.

    Elle expliquestructurant

Par quoi le remplacer

Seitan ×1 : émincé en fines lamelles et doré à feu vif, même poids ; salez peu, il est déjà salé ; contient du gluten

Tofu ×1 : ferme, pressé 20 min puis coupé en lanières, même poids ; laissez-le dans la marinade ou la sauce, il ne se parfume pas autrement ; farinez-le avant de le saisir pour qu'il dore

La constellation des accords

Ce que les 747 recettes du site en disent, et non ce qu’une théorie des arômes prédirait. Plus un aliment est proche du centre et large, plus il revient dans les mêmes recettes ; plus le trait est épais, plus la rencontre dépasse ce que le hasard expliquerait.

Épaisseur : l’écart au hasard
Taille et proximité : les recettes partagées

Ses meilleurs duos

Les bases où il entre

16 recettes qui en contiennent

Pour aller plus loin

Tous les ingrédients · les duos · les cuisines du monde